L'essor du e-commerce en Afrique subsaharienne

L'Afrique subsaharienne compte désormais plus de 500 millions d'internautes, avec un taux de pénétration mobile dépassant 80% dans les zones urbaines. Cette connectivité croissante, combinée à l'essor d'une classe moyenne avide de consommation, crée un terreau fertile pour le e-commerce.
Le marché du e-commerce africain devrait atteindre 75 milliards de dollars d'ici 2027. Les secteurs les plus dynamiques sont la mode, l'électronique, les produits alimentaires locaux et l'artisanat. Les consommateurs africains sont jeunes (âge médian 19 ans) et naturellement digital-first.
Pourtant, des défis structurels persistent. L'absence d'adressage précis complique les livraisons. La confiance dans le paiement en ligne reste limitée dans certaines zones. Et l'infrastructure logistique est souvent insuffisante en dehors des grandes métropoles.
Les marketplaces locales comme Jumia, Konga ou Takealot ont ouvert la voie, mais les opportunités pour les plateformes de niche sont immenses. L'artisanat africain, les produits bio et les spécialités culinaires trouvent un public enthousiaste en Europe.
Le commerce intercontinental Afrique-Europe représente une opportunité unique : les producteurs africains accèdent à un marché de 450 millions de consommateurs européens, tandis que les marques européennes touchent un continent de 1,4 milliard d'habitants.
Les clés du succès en e-commerce africain sont l'adaptation aux modes de paiement locaux (Mobile Money), la mise en place de solutions logistiques fiables (points relais) et une communication dans les langues locales. Les plateformes qui cochent ces trois cases ont un avantage décisif.